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MATERIEL DE KINESITHERAPIE

Diagnostic grave

Lorsque le diagnostic d'une maladie a pu, de façon certaine, être établi, la difficulté va être l'annonce - ou non- de celui-ci au patient, et la façon de le faire. S'il s'agit d'une maladie bénigne, il n'y a pas de raison de révéler l'état du malade à qui que ce soit d'autre qu'à lui-même.

Mais lorsque la situation est plus grave, il peut être nécessaire d'en faire part à son entourage.

Diagnostic et déontologie

Dans le code de déontologie, il est interdit de révéler à la famille d'un patient son diagnostic médical, si celui-ci s'y oppose. Mais si le sujet lui-même n'est pas au courant de la situation, cette règle n'est plus applicable. Cependant, il ne faut pas oublier et négliger le secret médical.

Secret professionnel

Le secret professionnel, protégeant le diagnostic d'un patient, est un principe vieux comme le monde que l'on retrouve déjà dans le serment d'hippocrate : "je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas".

Si un médecin révèle des informations confidentielles sur la vie privée ou la maladie d'un patient, il sera puni par le code pénal (article 458) . Toutefois, ce secret n'est applicable que par rapport à des tierces personnes, et non pour le sujet lui-même, puisque "le secret médical n'est pas opposable au malade".

Divulguer une maladie

Comme le souligne l'article 33, c'est au praticien de juger en sa conscience de l'opportunité de révéler le diagnostic d'une pathologie aux proches d'un malade et même tout simplement au malade en question.

Même s'il s'agit de la violation du secret professionnel, il peut être nécessaire de révéler l'état du malade à la famille, ne serait-ce que pour qu'elle puisse participer à l'administration des soins. Par ailleurs, dans le cas de certaines maladies contagieuses, il en va même de la sécurité de l'entourage.

Conséquences de la révélation

Cette révélation du diagnostic, bien que contraire au principe du secret professionnel est donc très souvent employée et il n'existe à priori aucun cas de jurisprudence condamnant un médecin pour un comportement de ce type. Il semblerait même qu'aucun procès n'est jamais été intenté sous ce chef.

Historique

En 1960, 90% des médecins américains pensaient qu'il fallait mieux taire le diagnostic à un sujet atteint d'un cancer. Vingt ans plus tard, on constate une situation diamétralement opposée : 97% pensent que l'on doit considérer le malade comme un partenaire et que sa collaboration est essentielle dans le déroulement des soins.

En France

La situation en France est comparable, avec une quinzaine d'années de retard.
Il ne s'agit donc plus de savoir si l'on doit annoncer la vérité à son patient et éventuellement à ses proches. Cette annonce peut même être perçue par le patient comme une preuve de confiance de la part du médecin et créer une relation de solidarité entre les parties.
Il est donc plus important de s'attacher à la façon de dévoiler un diagnostic

Diagnostic : l'annonce

Tous les individus ne réagissant pas de la même manière devant un diagnostic et toutes les maladies n'étant pas comparables, on ne peut avoir de principes généraux mais on doit s'adapter au cas de chacun. C'est d'abord au médecin de percevoir chez son malade les signes qui lui prouvent le désir de celui-ci de regarder la vérité en face.

Le patient ressent généralement la gravité de son état par le changement d'attitude, des discours différents, des réponses évasives, des discussions avec d'autres malades, des chuchotements surpris dans le milieu familial, des messages du corps inquiétants (douleurs, fatigues...).

Communication

La difficulté réside donc principalement dans un problème de communication. L'annonce du diagnostic est forcément traumatisante : de la minute à la seconde, le patient va basculer dans un univers totalement nouveau, le monde de l'hôpital et de tout ce qu'il englobe. Mais c'est à ce moment, s'il se déroule bien, que la relation de confiance peut s'instaurer.

Durant cet entretien, le thérapeute doit absolument laisser de l'espoir poindre, parler d'éventuels nouveaux traitements, de la possibilité de nouvelles techniques. Il ne s'agit pas de lui asséner un nombre de mois ou d'années restants à vivre, mais de lui insuffler l'espérance, le convaincre que tout n'est pas perdu.

Crise psychologique

Après l'annonce, le patient est souvent confronté à une douloureuse crise psychologique. Il va alors développer inconsciemment un certain nombre de mécanismes de défense tels le déni, en refusant le diagnostic ou en le banalisant ou encore la maîtrise, en cherchant coûte que coûte à contrôler la situation ou bien la régression, en se laissant aller à un état de passivité ou de dépendance absolus ainsi que la colère, souvent dirigée contre l'équipe soignante.

Relationnel après diagnostic

Ces mécanismes inconscients générés par la crise psychologique sont généralement maîtrisés naturellement par le patient en deux ou trois mois. Se développe alors une grande solidarité entre le patient et son thérapeute qui sera la clef d'un traitement efficace. Une fois digéré, le patient va se battre contre son diagnostic.

Vu coté médecin

Mais ce qu'il ne faut jamais oublier, c'est que ce moment de vérité, aussi traumatisant qu'il puisse être, est aussi très difficile pour celui qui détient l'information.

Le médecin se trouve détenteur d'un savoir essentiel sur l'autre, un savoir lourd à porter et qui peut l'obliger à développer ses propres mécanismes de défense, ce qui peut expliquer, sans toutefois les excuser, des attitudes d'une maladresse insupportable de jeunes internes confrontés à l'annonce inévitable du diagnostic d'un mal incurable.


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