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MATERIEL DE KINESITHERAPIE

Hygiène des mains : guide de bonnes pratiques

Pour trouver toutes les informations nécessaires sur l'hygiène des mains, il existe le centre de Coordination de la Lutte contre les Infections Nosocomiales de l'Interrégion Paris-Nord, Ile-de-France, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie.

Institut Biomédical des Cordeliers, 15 rue de l'Ecole de Médecine, 75006 Paris.

Hygiène et infections nosocomiales

Nous poursuivons tous, en hygiène, un même objectif difficile, parfois insaisissable, la maîtrise des infections nosocomiales. Maîtriser l'infection c'est avant tout contrôler la diffusion des germes, des bactéries principalement.

Leur circulation, au sein de l'hôpital, d'un patient à un autre, d'un soignant à un patient, d'un soignant à un autre soignant, se fait avant tout par cette chaîne, invisible, de chaque acte, de soins ou de réconfort, partout où la main est là, pour aider, accompagner, soulager, traiter.

Le soin

L'hygiène et être à proximité du malade sont des conditions indispensables à la qualité du soin et de la prise en charge des malades, même si des robots semblent aujourd'hui en passe de remplacer la main de l'homme, même si l'on peut opérer par voie endoscopique.

Cette main tendue, soucieuse de porter le soin et le remède, est trop souvent celle par qui l'infection arrive.

La transmission de germes

En hygiène, l'eau ou l'air sont parfois mis en accusation dans la genèse des infections nosocomiales ou les dispositifs médicaux ; mais le rôle des mains, depuis les désormais mythiques travaux de Semmelweiss, reste le déterminant emblématique de la lutte contre les infections nosocomiales.

Maîtriser la circulation des germes supposait donc un lavage soigneux des mains après chaque acte, chaque soin, chaque contact, suspect par définition d'être contaminant …

A vouloir imposer le lavage des mains à tous, y compris à son chef de service, sacrilège, Semmelweiss perdit sa fonction, son rang, la raison aussi.

Hygiène : qualité et sécurité

Beaucoup s'essayèrent, après lui, à tenter d'assurer cette hygiène, cette exigence de qualité et de sécurité : formation renforcée des personnels, équipement des chambres, protocolisation du geste, évaluation répétée de l'observance…

Hélas, les résultats n'étaient jamais ceux espérés ; des mieux sans doute, trop éphémères, car mille raisons, bonnes parfois, mauvaises souvent, venaient contrarier cette rigueur et ce geste de qualité et de sécurité : manque de temps, charge de travail, intolérance des produits, maintenance des équipements insuffisantes…

Les infections

Le public, les malades, les familles de s'étonner que l'infection fleurisse par manque d'hygiène car les personnels ne se lavent pas les mains ! Ce geste, à tord perçu comme très simple, élémentaire même, aurait-il donc pu éviter des conséquences si graves ? Voire, ce n'est pas si simple, car les sources de contaminations sont multiples.

Nous ne pourrons jamais prétendre contrôler les infections si nous ne maîtrisons pas la circulation des germes, et nous ne pouvons négliger la part jouée par les mains dans cette circulation. Il y a là des études très bien documentées, scientifiquement validées qui l'attestent.

Les préceptes de Semmelweiss

Alors il nous faut garder l'exigence de qualité et d'hygiène, mais sans doute revoir, 150 ans après les préceptes de Semmelweiss, la stratégie qui s'impose. Il nous faut, là aussi tenir compte des progrès possibles : faire évoluer le lavage des mains pour permettre cette sécurité du geste de façon permanente en nous affranchissant de l'obstacle insurmontable de l'observance.

Des solutions hydro-alcooliques pour l'hygiène

C'est dans cet esprit là, avec cette logique du mieux pour le malade qu'il faut aborder la place des solutions hydro-alcooliques dans notre stratégie de contrôle de l'infection en milieu de soins.

Evitons toute position dogmatique, toute querelle des anciens et des modernes, sachons mettre en place des procédures de qualité qui soient clairement énoncées, compréhensibles par ceux à qui elles sont destinées, mais surtout applicables dans le contexte du soin, partout, par tous, à tout moment pour assurer l'hygiène.

Le lavage des mains

Non, le lavage des mains n'est pas mort, il reste un geste technique essentiel qui peut, doit, assurer la qualité du geste, et sa sécurité. Non les solutions hydro-alcooliques ne sont pas un pis aller, une hygiène du pauvre, un faux semblant, une béquille pour laxiste. Ces deux techniques se complètent, se renforcent, chacune assurant, à un moment précis de l'organisation du soin, la prévention du risque de transmission des germes. Leur efficacité est démontrée. Elles nous aident l'une comme l'autre.

Mais aucune technique, ni aucun produit ou dispositif ne peuvent se substituer à notre vigilance pour assurer à chaque instant le soin de proximité, juste, attentif, nécessaire et sécurisant en hygiène.
Gilles Brücker


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