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MATERIEL DE KINESITHERAPIE

Omniprésent tensiomètre

En rentrant pour une journée de clinique, le mercredi 3 décembre dernier, je ne pensais pas que je rencontrerais tout au long de la journée le même allié et confident : un tensiomètre !
A chaque étape de la journée, quelle que soit la salle visitée ou le personnel médical rencontré, mon bras était systématiquement habillé d'un brassard qui se gonflait, se gonflait de façon inquiétante, jusqu'à ce que, évitant de peu l'explosion imminente de mon bras, le gentil propriétaire de cet instrument veuille bien en relâcher la pression.

Tensiomètre le matin

Dès mon arrivée le matin, l'estomac aussi vide que noué, et à peine allongée sur un lit qui devait m'appartenir de façon très éphémère, une jeune femme, munie d'un tensiomètre, entre dans la pièce et me demande de tendre mon bras, de relever ma manche : ce geste sera le premier d'une longue série durant une journée, elle aussi fort longue...

Tensiomètre et déplacement

En l'espace de quelques secondes, allongée sur mon lit, tensiomètre au bras, mon nid douillet se transforme alors en brancard, des barrières m'emprisonnent et deux colosses se chargent de me faire traverser la clinique à grande vitesse. Après plusieurs virages ratés ponctués de violents coups de freins, nous arrivons dans une pièce dans laquelle les brancardiers garent avec dextérité le véhicule dont ils sont responsables. Le créneau fini, tout le monde quitte la pièce et un grand moment de solitude démarre : en plus du froid ambiant, il faut supporter les conversations angoissées des cellules mitoyennes. Jusqu'à l'arrivée salvatrice de l'anesthésiste...et de son outil gonflable !

L'anesthésiste

Habillé de la traditionnelle blouse blanche, à l'abri de son joli masque bleu, stéthoscope autour du cou et tensiomètre à la main, le praticien fait son entrée. Son déguisement à un avantage indéniable : tout au long de la journée, on ne saura jamais s'il s'agit d'un nouveau venu dans l'équipe ou s'il s'agit toujours du même médecin qui s'amuse à rentrer et sortir de la pièce en posant toujours les mêmes questions, pour être sur que le patient ne cherche pas à le tromper sur son identité ou sur le mal dont il souffre...

Après la traditionnelle explosion de l'avant-bras avec ce tensiomètre sadique, une nouvelle phase de festivité démarre : l'anesthésie en vue de la pose des garrots
Une injection dans la colonne vertébrale durant laquelle il ne faut surtout pas bouger (comme si on vous approchait une braise des yeux en vous disant de ne pas fermer les paupières) et un liquide chaud et visqueux semble se répandre dans toute la partie inférieure du corps...

Pose garrot

A peine l'anesthésie effectuée, un autre extra-terrestre masqué (ou peut-être le même, que sais-je) se présente et, à la seule vue du tensiomètre, je tends docilement mon bras, trop contente de constater que mes membres supérieurs, contrairement aux autres, semblent encore m'obéir ...C'est presque avec plaisir que je sens la pression du brassard me comprimer et je me surprends à prendre goût à ce geste qui décidément parait les satisfaire systématiquement !

Mais le répit est de courte durée : puisque je gagne toutes les épreuves, on continue le parcours du combattant et le médecin, après le tensiomètre, pose un garrot à chaque jambe, équipé d'une pompe, qu'il gonfle, gonfle, gonfle... Mais cette fois, il ne se préoccupe même pas de vérifier son petit cadran, son seul but étant de couper momentanément toute circulation sanguine. Quand à moi, "même pas mal" : je n'ai plus de jambes...

Tensiomètre et opération

Les jambes en l'air sous la charmante nuisette, toujours le tensiomètre au bras, nous voilà repartis à travers les couloirs pour rejoindre le bloc opératoire où se déroule un grand bal masqué : tous les invités ont choisi le même déguisement auquel ils ont ajouté, sans doute par souci d'anonymat, un petit chapeau grotesque et des gants peu seyants.

Préparation de l'opération

Là, une scène inattendue se déroule : pendant que certains préparent des plateaux couverts d'instruments luisants, de tensiomètres, deux autres déboulent avec des pinceaux et me taguent les jambes à la peinture jaune. Au même moment, l'un des acteurs dégaine son arme et, sans plus me demander mon avis, me colle toutes sortes de petits autocollants très peu décoratifs sur la poitrine et me défie en me serrant encore une fois le bras : je capitule, et espère même secrètement que ma tension va les décevoir !

Réveil sous tensiomètre

Rien à faire : mes résultats toujours exemplaires les poussent à attaquer le charcutage. Au dernier moment, l'un des schtroumfs a la délicatesse de dresser un drap bleu devant mes yeux. D'un seul coup, tout se calme. Le chirurgien passe de l'autre côté du drap et me déclare avec un grand sourire que son travail le satisfait, ce qui semble être le cas depuis sa naissance...

Avant de quitter la salle d'opération, tel un passage de contrôle technique, une dernière petite vérification de la pression : pendant que les garrots des jambes sont lâchés, le tensiomètre a retrouver sa place autour de mon bras...

Dernière étape

Fumer est également mauvais pour le système cardiovasculaire. La nicotine favorise l'artériosclérose et augmente donc le vieillissement des artères. L'arrêt du tabac fait donc partie des recommandations des médecins pour éviter les problèmes de vasculaires. Il est également recommandé de se servir d'un tensiomètre.

Le contrôle au tensiomètre

La salle de réveil est à nouveau un alignement de civières, cette fois sans séparation. Sur les lits, certains jeunes opérés gémissent, d'autres vomissent, d'autres encore grelottent de froid... mais tous ont un point commun : le bras enserré dans un bandeau noir, la couleur verte de leur visage est autant due à leur état qu'à la lumière verte du tensiometre qui veille sur eux !


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